Insurtech

INSEAD Insurtech Series moderated by Insurtech Capital (@Insurtech_Cap) by Minh Tran

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DESCRIPTION

The role of money is changing, and its guardians have to as well. Blockchain is knocking at the gates of staid Insurance companies and Financial Institutions. How they’ll react will have an impact on the cost of business going forward.

By 2020, incumbent Insurance & Financial industries will likely look very different than their current avatar.

The winning insurance firms of the future will be those that leverage the most innovative Insurtech solutions to accelerate their digital strategy

To provide a picture of what’s happening in Insurtech, we’ve invited Roger Peverelli of the Digital Insurance Agenda. He will join us on March 27th at 10 AM CET.

Please REGISTER here

Host: Minh Tran

What to expect:

Roger is the author of international bestsellers 'Reinventing Financial Services' and 'Reinventing Customer Engagement'. He is a well-known speaker and hosts Financial Industry luminaries at conferences across the globe.

Roger will talk to us about the top trends in Insurtech and also provide us with a glimpse of some of the top Insurtech disrupters he came across in the recent past.

If you are buying insurance for personal or professional reasons, this Webinar provides a quick lay of the land & what’s on the horizon.

Join us for this first Webinar of a series to explore trends in Insurtech, Fintech, Blockchain & Corporate Venture Capital (CVC).

If you want to participate / contribute in any way, please feel free to reach out to tmtnetwork@insead.edu

You miss it? No problem. Click here to watch it

Insurtech Capital sur la Santé connectée: le nouveau levier de croissance des assureurs by Minh Tran

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PARIS (TICpharma) - Kiosques d’applications de santé connectée, services de téléconsultation, coaching de start-up de e-santé... les grands noms de la protection sociale se bousculent sur le marché de la santé numérique. Vraie ambition pérenne ou simple effet de mode?

 

 

Le grands groupes de protection sociale et de prévoyance entendent bien entrer de plain-pied dans l'ère numérique et pour y parvenir, plusieurs acteurs ont développé leurs propres offres en e-santé.

Si, comme dans de nombreux secteurs, le numérique transforme le métier d'assureur, le véritable intérêt de ces derniers pour la santé connectée émane certainement du poids de ce marché, qui devrait peser 400 milliards de dollars en 2022, selon le cabinet Grand View Research.

Interrogé par TICpharma, Minh Q. Tran, ex-directeur du fonds de capital-risque AXA Strategic Ventures, aujourd'hui à la tête du fonds Insurtech Capital, a évoqué "une tendance très claire autour de l’assurance santé connectée". "Les assureurs ont aujourd'hui la capacité de faire de l’assurance personnalisée notamment grâce aux données que l’on peut récupérer de l’usager à travers les objets connectés, et puis cela est plus intéressant d’assurer des personnes en bonne santé", a-t-il expliqué.

Certains assureurs l’ont bien compris. Generali avait d'ailleurs soulevé une vive polémique en septembre 2017 après le lancement de son programme Vitality, qui proposait aux assurés au mode de vie sportif et vertueux de cumuler des points et d'obtenir des récompenses auprès des partenaires de Generali (tels que Club Med, Look Voyages, Wedoogift, Sephora, Fnac et Decathlon), après avoir apporté la preuve de leur activité physique régulière via des objets connectés, par exemple.

Dans un communiqué publié le 8 février, Nokia Health a annoncé un partenariat avec Generali sur le programme Vitality, afin de proposer ses objets connectés de santé aux assurés du groupe. "Au côté de Generali, Nokia veut continuer à sainement banaliser les objets connectés pour encourager une vie plus saine", a déclaré Alexis Normand, directeur B2B chez Nokia Health.

Generali n'est pas le premier groupe de protection sociale avec lequel travaille Nokia Health.

En 2014, AXA avait choisi de récompenser les plus actifs de ses assurés, après un partenariat avec la société spécialisée dans les objets connectés de santé et bien-être Withings (devenu Nokia Health après son rachat par Nokia en 2017).

Le principe? Les assurés qui avaient souscrit à la complémentaire Modulango recevaient un podomètre Pulse 2 de Withings et à partir de 7.000 pas par jour, ils se voyaient remettre un chèque "médecine douce" d’une valeur de 50 € à faire valoir auprès de professionnels de santé ainsi que 15% de remise sur un produit de la gamme Withings. S'ils atteignaient les 10.000 pas, la mise doublait.

Au-delà de Withings, AXA multiplie les annonces de rachat ou de partenariat avec des start-up de e-santé.

Le 18 janvier, le groupe français s'est associé à la pépite américaine de l'insurtech Oscar Health pour booster le développement de la jeune pousse et, dans le même temps, s'inspirer de ses offres: l'application mobile d'Oscar Health permet d'échanger avec un médecin gratuitement en moins de 10 minutes. Nouvelle offensive le 22 janvier avec l'acquisition, pour 155 millions d'euros, d'une société américaine de gestion numérique des couvertures de santé, Maestro Health.

Interrogé par TICpharma, le groupe d'assurance n'a pas souhaité communiquer.

 

Miser sur la créativité des start-up de e-santé

Dans une étude du cabinet PwC publiée en juin 2016, 43% des acteurs du secteur de l'assurance affirmaient intégrer les start-up spécialisées en e-santé au coeur de leurs stratégies.

Près d'un assureur sur deux a pris des mesures pour saisir les défis que présente le boom de la digitalisation de leur activité.

L’étude de PwC recommandait d'ailleurs aux assureurs de respecter 4 étapes pour ne pas rater leur transformation numérique:

  • assurer une veille permanente pour dénicher les nouvelles tendances du marché de la santé connectée
  • nouer des partenariats stratégiques pour tirer profit de la créativité des start-up spécialisées
  • intégrer ces jeunes pousses dans leur écosystème via des programmes d'incubation ou d'accompagnement
  • développer des nouveaux produits avec ces start-up pour diversifier le portefeuille "maison".

 

"Les assureurs veulent soutenir les start-up de e-santé, intégrer des plateformes de santé en ligne ou assurer les objets connectés de santé", a observé Minh Q. Tran.

"Assurer les objets connectés répond au besoin de collecter des données pour proposer une offre personnalisée; les plateformes de santé connectée sont, elles, un nouveau canal de distribution pour les assureurs qui peuvent toucher une plus grande cible d'assurés potentiels; et le soutien aux start-up de e-santé permet d'enrichir leur portefeuille de produits", a-t-il ajouté.

Le groupe de protection sociale Malakoff Médéric a ainsi annoncé en octobre 2017 la création d’un fonds d’investissement de 150 millions d'euros pour coacher des start-up innovantes, notamment dans la e-santé.

AG2R La Mondiale joue, lui, sur plusieurs tableaux.

L'assureur a lancé en janvier dernier, par le biais de sa mutuelle Viasanté et son partenaire IoT Valley (le cluster toulousain de start-up spécialisées dans l'internet des objets), un appel à candidatures auprès de start-up d'e-santé avec l'objectif de favoriser l'émergence de nouveaux services et solutions issus des objets connectés.

Il s'agissait plus précisément de rechercher de nouvelles solutions connectées pour améliorer l'observance des traitements et faciliter la vie quotidienne des personnes atteintes de diabète.

"L'assurance santé est en pleine évolution. Nous sommes dans un secteur devenu à la fois très concurrentiel et de plus en plus normé dans son offre purement assurantielle, donc les acteurs cherchent à se différencier les uns des autres en développant une offre de services", a analysé Cécile Waquet, directrice adjointe métier santé prévoyance d’AG2R La Mondiale, auprès de TICpharma.

"Il y a un marché émergent avec l'essor du numérique et nous sommes en train d'inventer l'assurance de demain, qui répond aux nouvelles attentes de la société", a-t-elle expliqué.

Le défi pour AG2R La Mondiale -et, de façon générale, pour l'ensemble des assureurs- est de formuler une offre de services innovante qui réponde à chaque segment de clientèle (actifs jeunes ou seniors, salariés de petites ou grandes entreprises, indépendants, retraités...) et d'adapter cette offre à chaque étape de la vie des assurés et aux spécificités des différents secteurs professionnels.

"La santé connectée est une offre de services qui répond à un besoin exprimé par les assurés dans une période où les comportements changent et nous le constatons s'agissant de la prévention et du 'bien-vivre' et 'bien-vieillir'", a observé Cécile Waquet.

D'ailleurs, AG2R La Mondiale propose aussi à ses assurés de cumuler des points... mais pas pour eux. Via son application baptisée Vivons vélo, lancée en 2015, le groupe de prévoyance a lancé un programme "solidaire", axé sur la promotion de la pratique du cyclisme à travers des conseils (parcours, défis à relever, programme de coaching, conseils pour débuter, des sorties à vélo...). Les assurés peuvent ainsi cumuler des points qui se transforment en dons pour l’Institut Pasteur.

 

Une stratégie axée sur la prévention

"L’assurance dans le passé était défensive. Elle se veut aujourd'hui collaborative et à l’avenir, les assureurs veulent investir dans des technologies de prévention", a souligné Minh Q. Tran. "Il y a une volonté stratégique de la part des assureurs d’être en amont de la relation client. L’assurance ne veut plus devenir un payeur mais un partenaire de la santé de ses assurés grâce à la santé connectée", a-t-il ajouté.

Ainsi, au lieu de ne communiquer que par le biais de la facturation des actes médicaux, ils peuvent réaliser des économies en privilégiant la prévention, qui, après quelques investissements nécessaires, sera moins coûteuse.

Si la prévention est la clé pour réduire les sinistres, elle permet aussi à l’assureur d’avoir "un positionnement plus sociétal", a indiqué l’expert. "Prévenir des situations de burn-out ou développer des serious games est une démarche positive pour les assureurs comme pour les assurés."

A l'automne 2016, AG2R La Mondiale a lancé un kiosque d'applications mobiles de santé labellisées par la société Medappcare. L'idée était alors d'orienter les patients dans leur choix d'application mobile d'e-santé.

Là encore, le groupe de protection sociale mise sur la prévention -et donc, a priori, sur des économies potentielles de dépenses de santé et de prévoyance. La catégorisation du kiosque est sans équivoque, car trois des quatre entrées sont destinées à la prévention:

  • "Je reste en forme"
  • "Je prends soin de ma famille"
  • "Je me soigne"
  • "Je reste actif et autonome".

 

Et si l'assuré est un "mauvais patient", peut-il être sanctionné?

"Nous ne sommes absolument pas dans une logique de sanction, ni de bonus-malus. L'idée est de coller aux nouveaux usages, ce qui devrait à terme permettre une moindre dépense en matière de soins curatifs et de prévoyance mais il faudra étudier de près ce modèle économique", a précisé la directrice adjointe métier santé prévoyance d’AG2R La Mondiale

Autre axe pour limiter les dépenses: la télémédecine et la téléconsultation, qui s'imposent également comme des incontournables pour les assureurs.

"Nous sommes en train de développer des offres de téléconsultation médicale pour permettre à nos assurés d’échanger avec un médecin par téléphone ou visioconférence, ce service étant devenu un standard de marché", a d'ailleurs expliqué Cécile Waquet. "La téléconsultation répond aux attentes de certains assurés, par exemple dans les zones rurales, mais aussi pour ceux qui ne peuvent pas se rendre dans les cabinets aux horaires d’ouverture."

Outre AG2R La Mondiale, le groupe international d'assurances Allianz, via son fonds d'investissement pour le digital AllianzX, a injecté 59,2 millions de dollars dans la plateforme américaine de télémédecine American Well.

De son côté, la Maaf va encore plus loin et propose un service de réalité virtuelle via la plateforme technologique du Centre de réalité virtuelle de la Méditerranée (CRVM). Ainsi, les assurés volontaires et acrophobes (qui ont peur du vertige) peuvent s’équiper de lunettes 3D et de capteurs pour vaincre leur peur.

La réalité virtuelle, le futur axe de développement des assureurs?

Wassinia Zirar

Why Insurtech Capital? by Minh Tran

After specialising in InsurTech for the last few years, Minh Tran, Partner, Seed Factory Venture Partners, opens up about why, how and what is his VC fund is all about in this exclusive interview from InsurTech Rising in London. Find out more about InsurTech Rising at https://goo.gl/7pgUWf and join in the conversation with #InsurTechRising.

Lancement d'Insurtech Capital : "Convaincre les assureurs de se tourner vers l'Insurtech" by Minh Tran

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Ex-General Partner chez AXA Strategic Ventures, Minh Q. Tran s'est lancé dans la création d'une société de capital-risque, Insurtech Capital, avec pour objectif de mettre en lien les (ré)assureurs avec des startups dans le cadre d'objectifs stratégiques et financiers. Nous avons profité de sa présence en tant que speaker à l'Insurtech Summit pour revenir avec lui sur ce projet et sa vision de l'insurtech. 

Pouvez-vous nous parler des raisons qui vous ont amené à créer Insurtech Capital ? 

Je crois beaucoup aux technologies de rupture et en particulier en l'insurtech. C'est un domaine que j'apprécie car j'y effectue des recherches de tendances. Quand je vois que des tendances fusionnent, je sais que j'ai détecté quelque chose qui va impacter le domaine de l'assurance.

Actuellement les recherches démontrent que les principaux acteurs de l'assurance étaient sur leurs réserves de peur d'être "uberisé" par un acteur externe, mais tous comprennent aujourd'hui le besoin pour leurs entreprises de se tourner vers l'innovation. Ainsi a émergé un univers de partenariat entre les assureurs et les startups. L'intégration de l'innovation t donc de nouveaux outils technologiques devrait  l'avenir davantage s'orienter vers le développement de mécanisme de prévention. Ce qui m'intéresse à partir de là c'est de convaincre les assureurs de s'impliquer dans le développement de l'insurtech.  Dans ce contexte, ce qui est important pour moi c'est de monter aux assureurs comment s'impliquer de manière efficace dans le développement de l'insurtech.

C'est dans cette idée que j'ai créé Insurtech Capital car un venture capital est la meilleure manière d'apporter quelque chose et parce que selon moi, @AXAVentures ne couvrait pas l'ensemble de l'industrie puisque cela répondait aux problématiques d'un assureur, d'où le fait d'avoir saisi cette opportunité. Insurtech Capital est donc le fond dédié aux assureurs et réassureurs souhaitant améliorer leurs processus internes et intégrer davantage les technologies innovantes.

 

Les assureurs sont-ils difficiles à convaincre ? 

J'essaie en tout cas de leur démonter l'importance d'investir dans ce domaine, car cette transformation est nécessaire voire inévitable. Beaucoup d'entreprises se sont vus distancer par manque d'anticipation, comme Blackberry ou Kodak, ce qui montre l'importance d'être agile.  

 

Quel est l'ampleur des pépinières de startups prêtes à se développer dans l'insurtech ? 

Ces startups sont très nombreuses. J'ai lancé le projet AXA Seed Factory en 2012 et j'ai depuis échangé avec plus de 3000 sociétés dans l’insurtech. J'ai également développé une technologie permettant de lister ces startups, un robot d'indexation basé sur un modèle de big data permettant de trouver la startup adéquate au projet.  

La stratégie actuelle d'Insurtech Capital est de dénicher des startups insurtech non seulement via des conférences, mais aussi via la technologie car une seule personne physique ne peut pas couvrir le monde entier et toutes les conférences. Un système  robotisé le peut, en vous enrichissant continuellement de données du monde entier.

 

Comparé à la fintech, comment analysez-vous Les tendances de développement de l'insuretch ? 

En comparaison à l'année zéro, les développements de l'insurtech sont similaires mais plus rapides. L'insurtech est un domaine, certes, qui attire beaucoup les startups, mais pour quatre raisons établies : un marché à taille gigantesque, très régulé, purement drivé par la technologie et en retard sur sa digitalisation par rapport aux autres industries. On remarque également que beaucoup de fintechs se lancent dans l'insurtech. Les deux domaines sont liés mais se démarquent également par des thématiques singulières. Par exemple, la fintech n'investit pas dans la santé ou le dommage au contraire de l'insurtech.

 

Y'a-t-il des mécanismes de prévention qui se démarquent ? 

La prévention est pour l'instant orientée vers la santé et les dédommagements mais c'est un domaine en phase de développement puisque les assureurs cherchent à changer leur image pour ne plus être une société de dédommagement, mais une société proactive envers le client.

 

Ne craignez-vous pas que les insurtechs, par l'incorporation de technologies, ne déshumanisent le secteur de l'assurance ? 

Les technologies ne vont pas remplacer l'apport humain mais l'aider. Les particuliers sont des personnes de plus en plus connectés, avec un accès rapide à l'information digitale. Dès lors, les assureurs se doivent de répondre à ce nouveau comportement par l'incorporation de nouvelles technologies permettant de mieux informer pour mieux prévenir.

 

 

Benjamin Garnier

AXA Seed Factory : un fonds d'amorçage dédié aux jeunes entreprises innovantes by Minh Tran

En juin 2013, AXA France annonçait la création d'un fonds d'amorçage avec un capital initial de dix millions d'euros, spécialisé dans le digital et les services qui impacteront demain les métiers de l'assurance et de la banque. Dix-huit mois plus tard, l'AXA Seed Factory réalise son quatrième financement dans le domaine du « SoLoMo » (Social, Local, Mobile). Tour d'horizon de son portefeuille.

In an interview with Minh Q. Tran, Managing Partner of the AXA Seed Factory, he says that the objective of the AXA Seed Factory is to provide a link between funding startup companies and AXA's specialty in insurance and other areas that require risk assessment such as health, road safety, climate change, financial education, and charity partnerships.